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A un mois à peine du lancement d'Orange Cinéma Séries, l'opérateur et les représentants du cinéma français n'ont toujours pas trouvé les conditions financières d'un accord.

Pour concurrencer Canal+, Orange espère un jour proposer 75 films en première exclusivité aux abonnés de son offre Orange Cinéma Séries. Mais, hier, Xavier Couture l'a reconnu : « Le problème, c'est l'accès aux oeuvres .» Au moment de présenter son dossier au Conseil supérieur de l'audiovisuel pour obtenir le conventionnement de ses chaînes, les sages ont recommandé qu'un accord soit trouvé avec le cinéma français sur les conditions financières auxquelles Orange devra se soumettre.

Ce qui n'est pas encore le cas. A un mois à peine du lancement du bouquet Orange Cinéma Séries, le bras de fer se poursuit. La filiale de France Télécom a mis sur la table une série de propositions. Pour elle, la situation est claire. Elle estime que son offre de chaînes cinéma et séries n'est pas très éloignée du service Ciné-Cinéma commercialisé par Canal+. Notamment parce qu'au démarrage le bouquet offrira moins 75 films en première exclusivité. Et de ce fait, elle veut avoir des obligations similaires : Orange propose ainsi d'investir 22 % du chiffre d'affaires réalisé par son bouquet dans des oeuvres françaises. Et d'ajouter un minimum garanti de 1,74 euro par abonné (contre 1 euro proposé par Ciné-Cinéma). L'opérateur verserait également une prime pour les films à succès et respecterait une clause de diversité. Au départ, l'investissement d'Orange dans le cinéma serait modeste.

Attirer plus d'argent

Le cinéma français a, lui, d'autres prétentions et espère attirer rapidement plus d'argent dans le système. Pour lui, Orange va utiliser ses chaînes de cinéma pour mieux vendre ses abonnements. De ce fait, une partie des professionnels - les plus extrémistes - souhaiteraient que les obligations de la filiale de France Télécom soient calculées sur la totalité du chiffre d'affaires tiré des abonnés ADSL. Ce que refuse catégoriquement l'opérateur. « Il ne faut pas nous mettre dans une situation impossible. Nous n'irons pas au-delà d'un certain niveau d'engagements », a averti hier Xavier Couture. Tout en soulignant qu'« un accord nécessitera une attitude raisonnable et responsable du cinéma français », il s'est dit confiant dans une signature « rapide ». Un discours que toutes les organisations professionnelles du cinéma ne sont pas forcément prêtes à entendre. Ce, d'autant moins que, l'an prochain, le cinéma français doit renégocier ses accords avec Canal+. A ce moment-là, les concessions faites à Orange pèseront lourd dans les discussions

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