Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Quatre ans après avoir posé la première pierre du Ciné Lumière, le réalisateur des Bronzés a enfin pu visiter le cinéma vierzonnais dont il est le parrain. Mardi 6 janvier, avec sa casquette vissée sur la tête, le cinéaste a arpenté le long couloir moquetté de rouge, les salles, la passerelle qui distribue les cabines de projection, les bureaux, sont petit chez lui en quelque sorte. 

Un Patrice Leconte, à l'aise, l'humour facile, la simplicité comme grande qualité et la fidélité comme crédo. Fidélité à l'amitié qui lie Francis Fourneau, le patron des cinémas de Vierzon et le réalisateur.

Devant une centaine de personnes (les intempéries ont clairsemé les rangs), CinéRencontres a bousculé le protocole : débattre avant le film, le dernier de Patrice Leconte, La guerre des miss, programmé en avant-première. Le parrain des cinés vierzonnais a le contact facile avec un public séduit à l'avance par l'aura du personnage. Encore récemment, 10,5 millions de personnes étaient scotchées devant leur poste de télé pour re-re-re-re-voir les Bronzés font du ski.

Alors, Patrice Leconte, le succès éternel de ce film ne vous dérange pas trop ? Pas du tout ! Car comme le souligne le cinéaste, les flops sont de la responsabilité directe des réalsiateurs. Donc, les succès...

Avec gourmandise, on le sent, Patrice Leconte a raconté les soirées Bronzés auxquels il a été invité. Il y a, selon son vocable, les Bronzés zés et les Bronzés font du ski. Et bien sûr, les retrouvailles, presque trente ans plus tard avec les Bronzés 3 et dix millions d'entrées ! Mais, il n'y aura pas de quatrième volet. Le troisième opus était un désir de l'équipe du Splendid avec laquelle Patrice Leconte a adoré tourner.



L'homme aime le cinéma comme on aime respirer. A cette différence près qu'il respire le cinéma pour vivre même si, entre deux questions, il laisse percer son désir d'arrêter un jour... Pour faire autre chose de différent. Arrêter... On y croit à peine. Pendant trois quart d'heure, le public appelé à poser des questions a pu dialoguer avec Patrice Leconte, toujours disponible, toujours prêt à répondre aux sollicitations. Comme par exemple, se faire portraitiser par Yannick Pirot, photographe vierzonnais, couché, debout, assis, à genou... Un régal.

Le film. Son dernier film La guerre des miss, est une histoire de rivalité mais pas une caricature. Même si le cinéaste a commencé comme dessinateur pour le magazine Pilote... Rappelons que Patrice Leconte était membre du jury lors des dernières élections de Miss France. "J'ai grossi les traits des personnages mais pour mieux exprimer l'émotion des jeunes filles qui participent dans la vraie vie à ce genre de concours."
Car le réalisateur est admiratif devant la volonté de ces jeunes filles de parvenir à leur but. Car pour lui, quoi de mieux qu'un rêve ? Et le rêve, ce n'est pas cette matière qui a nourri tant de ses films ?

"Il faut croire à ses rêves ou sinon rien."
Patrice Leconte


Même les films moins... populaires ? Dogora, par exemple, datant de 2004. Très touché Patrice Leconte qu'une dame dans le public, ait cité ce film qui n'a pas trouvé son public. En filigrance, cela signifie, que ce fut un échec. Et si CinéRencontres le programmait pour une soirée débat ?

Forcément, devant un cinéaste qui a cotoyé tant d'acteurs et d'actrices, l'inévitable question arrive : lesquels sont vos préférés ? Incontestablement, Daniel Auteuil avec qui il va bientôt tourner... Ainsi que Sandrine Bonnaire et Vanessa Paradis. Benoit Poelvoorde avec lequel il a travaillé sur la guerre des Miss est un acteur avec lequel il a souhaiter tourner. Il attendait le bon scénario voilà tout. Il est arrivé.

En coulisses, Patrice Leconte a cette tendresse particulière pour la vie, les anecdotes, les gens, qu'ils soient acteurs ou non. Homme de famille, il n'hésite pas à raconter quelques petits bouts de son existence. Et à écouter les autres.
Il s'est aussi montré très intéressé par la maquette d'un tracteur Société-Française.
Une chose est sûre : ce serait dommage d'attendre quatre ans pour qu'il revienne.

Et promis : à sa prochaine visite, nous aurons corrigé la faute d'orthographe qui l'a beaucoup amusé. A l'entrée du cinéma, une plaque de fonte rappelle que Patrice Leconte a posé la première pierre du cinéma. Sauf qu'il y a un M au lieu d'un N à Leconte. Dire qu'il va falloir démolir le cinéma et le reconstruire pour corriger cette faute !
Une bonne occasion pour qu'il revienne poser une nouvelle première pierre.


Merci parrain de cette visite !
C'est quand vous voulez !


(Merci à Christelle Marilleau, journaliste au Berry Républicain, pour ses photos.
A lire, son article sur Patrice Leconte dans l'édition du jeudi 8 janvier du Berry Républicain)


et sur le blog Vierzoul : http://vierzoul.over-blog.com


Rémy Beurion Président de "Ciné Rencontres"

Tag(s) : #Evénements