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Pas de télécommande à aller chercher à l'autre bout du salon, ni de menu à parcourir pour lancer le DVD. Vous être confortablement installé dans votre siège rouge, l'écran est plus grand que la façade de votre maison, et le film se lance tout seul. C'est magique et ça s'appelle aller au cinéma. Mais sans l'équipe du Ciné Lumière, vous seriez encore à faire cuire vos pop-corn dans une machine douteuse...








Quand vous vous décidez à ne venir que quelques minutes avant la séance, sachez que le film, lui, est programmé depuis la veille. Tout est automatique, ce qui n'empêche pas au projectionniste de se rendre régulièrement dans la cabine pour voir si les bobines défilent comme prévu.
A la caisse, les écrans permettent à Jacques de compter les places restantes, au fur et à mesure dub déplacement de la file d'attente. Crrr... Crrrr... Ce petit bruit, Olivier l'entend en continu dès qu'il découpe les tickets des clients. S'il est aussi rapide les samedis soirs où le ciné est plein, c'est qu'il a la technique. Plier, replier, séparer... Le tout en lisant le numéro de l'une des sept salles sur le coupon pour indiquer dans la seconde qui suit la direction à prendre. Essayez-donc pour voir, c'est moins facile qu'il n'y paraît !










A deux mètres de lui "la conf" (pour confiserie), comme ils disent là-bas. Cécile s'active dans ce merveilleux monde des sucreries. Pesée des sachets de bonbons, remplissage des gobelets de maïs soufflés... De quoi se mettre au défi de croustiller entre les silences des bandes annonces pour ne pas déranger ses voisins. Déjà dix minutes que les publicités ont commencé, il faut passer dans chacune des salles pour voir s'il n'y a pas de spectateurs turbulents, ni de cadre à réajuster sur l'écran.

















Puis, vient le moment de grimper l'escalier en colimaçon, direction la cabine de projection. Ce jour-là, Olivier remplace Jean. Les personnages des affiches de films en carton nous scrutent. Pas étonnant, la moquette rouge du cinéma donne aux passants des allures de vedettes du festival de Cannes.
Là-haut, plusieurs mètres de pellicules parcourent la pièce, des plateaux aux projecteurs. Dans quelques années, l'ère du numérique atteindra le Ciné Lumière de Vierzon mais il est encore trop tôt pour investir selon Jacques Reyboubet, directeur de l'établissement, le cinéma n'ayant pas encore fêté ses cinq ans.
A côté le rack, une machine qui retranscrit le son, et des boîtes noires étiquetées et empilées. Elles contiennent les bobines des bandes annonces dont le contenu est ada
pté à chaque film.





De ces longs couloirs sombres, on peut apercevoir par une lucarne le long-métrage projeté, et les spectateurs éparpillés. L'endroit idéal pour surveiller d'éventuels pirates avec des jumelles infrarouges, vous savez ceux qui font ameuter toute la presse nationale à Vierzon...

Une mission pour l'équipe qui s'est ajoutée à toutes celles auxquelles, nous, spectateurs, ne faisons même plus attention.
Pas de temps à perdre, il faut déjà penser à préparer la programmation du lendemain, quand ce n'est pas le moment de distribuer les trois mille programmes des séances dans les boîtes aux lettres vierzonnaises. pendant ce temps-là, les cinéphiles se tassent dans leurs fauteuils, en voyage pour les paysages du septième art...


Merci à Christelle Marilleau pour son article (paru dans le Berry Républicain du 2 septembre 2009) et pour ses photos.


Tag(s) : #News