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L'équipe du film Un prophète avec ses différents Cesar, samedi 27 février.
L'équipe du film Un prophète avec ses différents Cesar, samedi 27 février./Victor Tonelli / Reuters

CINEMA - Le film d'Audiard a raflé neuf prix...


Il avait déjà été sacré à Cannes et dans la course aux Oscars à Hollywood, Un prophète, le film-choc sur l'univers carcéral signé par Jacques Audiard, a logiquement triomphé samedi soir aux 35e César en remportant neuf prix, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.

 

>> Retrouvez l'intégralité du palmarès ici


L'acteur Tahar Rahim, 28 ans, a réussi pour sa part un doublé historique en empochant le prix du meilleur acteur et celui du meilleur espoir masculin.

«Je ne te remercierai jamais assez, Jacques, de m'avoir invité à bord, de m'avoir mis en première classe. Ces deux années passées à tes côtés resteront à jamais gravées là, donc merci!», a lancé le comédien, qui affrontait Vincent Lindon, Yvan Attal et François Cluzet.


«Je remercie mes acteurs chéris»

Cet haletant film noir le suit sous les traits de Malik El Djebena, sur lequel se referment les portes de la prison: illettré, sans famille, il est une page vierge où vont s'inscrire les codes brutaux de l'univers carcéral. S'adaptant remarquablement vite, il devient un vrai malfrat.

«Je remercie mes acteurs chéris», a déclaré Jacques Audiard avant de faire de la scène du théâtre du Châtelet une tribune politique.

«Il y a des gens qui demandent juste un titre de séjour (...) ce serait bien que les pouvoirs les regardent mieux et acceptent de recevoir le collectif des cinéastes pour les sans-papiers», a-t-il lancé à l'adresse notamment du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, assis dans la salle.


Adjani, Thierry, Eastwood récompensés

Parmi les autres primés, à 54 ans, Isabelle Adjani a empoché son cinquième César de la meilleure actrice, qui «couronne peut-être le rôle le plus modeste de ma carrière, un film plutôt humble», a-t-elle lancé à propos de La journée de la jupe de Jean-Paul Lilienfeld où elle campe une prof de banlieue. Au bord des larmes, elle a embrassé sa mère «où qu'elle se trouve».

Du côté des nouveaux talents, Mélanie Thierry, 29 ans, a été sacrée meilleur espoir féminin tandis que l'auteur de BD Riad Sattouf recevait le prix du meilleur premier film avec les portraits d'adolescents de ses Beaux gosses.

L'Américain Clint Eastwood a reçu le prix du meilleur film étranger avec Gran Torino, remis à l'auteur de la musique originale, son fils le musicien Kyle Eastwood.

César: le triomphe d'«Un prophète»

 

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