Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog



Le film Trésor, de Claude Berri, l'histoire d'un chien qui s'immisce au milieu d'un couple interprété par Alain Chabat et Mathilde Seigner, nous donne une occasion en or d'organiser un débat autour des animaux en général, et de leur place dans notre quotidien, que ce soit de simples maîtres de chiens, de chats ou d'oiseaux ou d'animaux qui entrent dans un cadre professionnel.


L'hitstoire...

Jean-Pierre et Nathalie s'aiment depuis cinq ans. Pour fêter cet anniversaire, Jean-Pierre offre à sa compagne un cadeau inattendu, un adorable bulldog anglais de quatre mois. Nathalie est folle de joie. C'est décidé : il s'appellera "Trésor".
Entre elle et l'animal, la relation devient immédiatement fusionnelle. Trésor fait de la chambre à coucher son territoire et y règne en maître, ronfle, bave, investit le lit. Le couple tangue, chavire, au gré des humeurs de ce monstre autoritaire...

 

 


Le jeudi 12 novembre à 21h, le débat sera lancé avec comme invité, Jean-Philippe Varin, des studios Jacana de Sainte-Montaine (lire plus loin), Christèle Auriant (notre photo), vierzonnaise, championne de France de dressage au cadre noir de Saumur et premier prix de France d'obérysthmée avec son chien Urwan. Christèle sera présente avec Urwan, jeudi soir. D'autres invités ont accepté de témoigner : la famille du cirque vierzonnais National Palace de Vierzon; Maxime Trouvé, éleveur d'oiseaux à Foëçy; Muriel Bard viendra parler de ses chèvres.... D'autres invités devraient nous rejoindre.

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Philippe Varin est un passionné de nature. À Sainte-Montaine, il dresse des animaux pour le cinéma et l'événementiel. Rencontre avec un passionné.

 

À quelques kilomètres d'Aubigny-sur-Nère, sur la commune de Sainte-Montaine, niché au milieu des bois, se trouve un endroit au nul autre pareil. Derrière une longue palissade de bois, on entend des cris d'oiseaux, des rugissements lointains. On hésite alors. Est-on devant un zoo oublié des guides touristiques ? Devant une ménagerie de cirque attendant son prochain spectacle ?

Un large panneau surplombe l'entrée derrière laquelle on aperçoit de vastes bâtiments : Jacana. Du terme désignant une espèce d'oiseau aquatique coloré. Un peu zoo, un peu ménagerie, nous sommes bien devant les studios animaliers appartenant à Jean-Philippe Varin.


L'homme courtois et volontiers affable ouvre les portes d'un lieu qu'il s'est attaché à faire vivre et à bâtir depuis 1984. Ici, on ne découvre pas les animaux à travers leurs cages. On travaille au contraire avec eux. Jean-Philippe Varin est en effet cinéaste animalier après avoir été l'un des pionniers de la photographie du même nom. Il dresse les tigres, les lions, les oiseaux, pour que d'autres puissent les mettre en scène au travers d'histoires magiques. C'est lui qui a, par exemple, appris les bases du jeu d'acteur aux ours dans le film de Jean-Jacques Annaud du même nom. Lui encore qui a accompagné Jacques Perrin dans le long tournage du Peuple migrateur.

Son domaine s'étend sur une quinzaine d'hectares avec huit mille mètres carrés de locaux et d'équipements animaliers dont cinq plateaux de tournage. Jean-Philippe Varin n'a pas seulement occupé les lieux, il les a construits. Tout comme d'ailleurs les accessoires qui servent à dresser les animaux.

On sent qu'il prend un évident plaisir à guider le visiteur dans ces méandres où s'entassent des reproductions de tigres, d'éléphants en mousse. La fierté est tout autant là quand il allume les lumières du grand studio où les murs ont été peints en vert pour les tournages nécessitant des incrustations d'images.

« C'est une histoire d'amour et de passion », lance Jean-Philippe Varin. Lui qui aurait dû être médecin et qui a choisi de se laisser guider par son attirance pour la nature et les animaux. En 1968, il crée la première agence de photo spécialisée dans l'animalier. « Ce fut très vite un succès avec un réseau de huit cents photographes et une banque d'images incroyable ». Pionnier et visionnaire, il sent bien que l'arrivée d'internet va compliquer son travail. « J'ai vendu mon agence et j'ai cherché un terrain pas loin de Paris pour monter un studio ». À l'époque, la Sologne est encore une terre bon marché et il trouve son bonheur à Sainte-Montaine.


Inventeur et bricoleur, il déborde d'idées et de projets. Cela tombe bien. Le cinéma animalier commence à prendre son envol et les studios Jacana se construisent une solide réputation de référence. Le cinéma mais aussi la publicité s'arrachent les talents de Jean-Philippe Varin. C'est lui, par exemple, qui a l'idée de mettre en scène des couples de chimpanzés dans une publicité pour une célèbre lessive.


Une autre époque. Car aujourd'hui tout est plus difficile. « Il n'est pas rare que je n'arrive pas à me faire payer les jours de tournage », déplore Jean-Philippe Varin. L'homme aux 2.400 films se tourne donc de plus en plus vers l'événementiel. Un domaine d'activité plus rentable. « Un animal est toujours porteur de rêves et nous avons réalisé des supports pour le moins originaux ». Comme ce mur de douze mètres de long, sur deux de haut, avec la reproduction de plus de cent têtes de gorille qui s'animent dès que l'on s'en approche. Ou encore ce théâtre de poules pondeuses ?

Mais la passion est toujours intacte. « J'ai dû vendre plusieurs de mes animaux à des zoos afin de réduire les frais », regrette Jean-Philippe Varin, tout en caressant l'imposante crinière de son lion baptisé... Mao.


Article emprunté à Frank Simon (Berry Républicain)

http://www.wildstudio.com/


Tag(s) : #Evénements